Objectif Paris-Brest-Paris

Trois participants Saint-Quentinois nous livrent les secrets de leur préparation pour le Paris-Brest-Paris

Organisée tous les quatre ans, la plus grande randonnée cyclotouriste du monde aura lieu du 16 au 20 août, au départ (et arrivée) du Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. Parmi les 6 000 autres futurs participants, plusieurs Saint-Quentinois se préparent à relever ce challenge hors-norme. Trois d'entre eux nous livrent les secrets de leur préparation.

Photo de Corinne Collin | © C. Lauté

C’est un gros défi

Corinne Collin - 51 ans, 1re participation

« J’avais vu le départ du Paris-Brest-Paris il y a quatre ans, et je m’étais donnée comme objectif d’y participer la fois suivante. Cela fait environ huit ans que je fais du vélo, au début des sorties de 40 kilomètres puis je me suis lancée dans des 100 km. J’ai participé à des Vélothon, qui imposent de rouler au minimum 360 km en 24 h. Pour l'instant, je prépare le Paris-Brest-Paris avec mon mari. Nous sommes au club de Maurepas, et nous faisons beaucoup de sorties itinérantes. Nous passons les brevets qualificatifs ensemble, et nous verrons bien si nous participons tous les deux. Mon objectif est de finir l'épreuve en 90 h, sans assistance extérieure : c'est un gros défi. Je m'entraîne davantage depuis la mi-février, mais c'est difficile de concilier sorties à vélo et vie professionnelle car ça prend beaucoup de temps. Mon métier d'infirmière est très prenant égale- ment. J'ai passé les premiers brevets qualificatifs, mais le vrai challenge sera celui de 600 km. »

Photo de Joël Desroches | © C. Lauté

Une expérience à vivre

Joël Desroches - 62 ans, 2e participation

« Le Paris-Brest-Paris, c’est forcément une expérience à vivre. Je l’ai déjà fait une fois, en 2007. C’était l’édition la plus pluvieuse, celle où il y avait eu le plus d'abandons, près de 30% des participants. À cause de la pluie, je n’ai pas vécu la vraie ambiance du Paris-Brest-Paris : les gens qui vous encouragent sur le parcours, qui offrent à boire, les animations... Là, j'espère que les conditions seront réunies pour la fête. À l'époque, j'ai terminé en 88 h. Je n'avais dormi que six heures, comme quoi on s'habitue à tout ! Étant maintenant à la retraite, j'ai du temps pour me préparer sérieusement. Toutes les semaines, je fais des sorties grandes distances avec les copains du VCMB. Car, en fait, les brevets qualificatifs sont plus difficiles que le Paris-Brest-Paris en tant que tel. Au cours de l’épreuve, on a une assistance tous les 80 km, où on peut se reposer, s'alimenter, parfois voir un médecin. Lors des brevets, rien de tout cela (voir encadré). »

Photo de Dany Jeulin | © C. Lauté

Il faut aimer se faire mal

Dany Jeulin - 58 ans, 3e participation

« Le Paris-Brest-Paris, c’est 60% de mental. Il faut quand même aimer se faire mal pour rouler comme ça pendant 1 200 kilomètres. Par moment, on se demande ce qu'on fait là, en pleine nuit... Mais c'est une épreuve magnifique, très bien organisée, avec un parcours bien flêché, des ravitaillements réguliers. Je me suis inscrit au VCMB en 2006, l'année où j'ai fait Bordeaux-Paris. Rouler en club est un avantage. C'est un challenge entre nous, et on essaie de s'entraîner ensemble. On devrait être une quinzaine du club de Montigny à participer au Paris-Brest cette année. Bien se préparer prend du temps, c'est un sacrifice personnel et familial. Personnellement, j'estime qu'il faut rouler plus de 10 000 km entre janvier et le départ pour être prêt même si certains tablent plutôt sur 6 000 minimum. Après le brevet de 600 km en juin, il faut bien gérer ses efforts : rouler pour maintenir la forme, mais pas trop pour ne pas être fatigué avant de partir. Lors de ma première participation, j'avais terminé en 88 h. J'avais mis 66 h en 2011. Mon objectif sera de le faire en 60 h  cette fois-ci. »


Une qualification qui se mérite !  

Dans l’année qui précède le Paris-Brest-Paris, les candidats doivent avoir réussi quatre « brevets de randonneurs mondiaux » de 200, 300, 400 puis 600 km (en juin). Ces épreuves sont organisées par les différents clubs cyclotouristes à travers le monde, mais tous les carnets de route des participants sont centralisés, contrôlés et validés par les représentants de l’Audax Club Parisien, organisateur du PBP. Pour chaque brevet, les concurrents s’élancent individuellement ou en groupe et roulent en autonomie complète. À eux de prendre en charge leur ravitaillement, de trouver leur chemin, de gérer leur sommeil et leur lieu de repos, de trouver l’endroit ouvert dans chaque ville- contrôle pour faire tamponner leur carnet de route tout en respectant les temps de passage prévus. À l’issue de ces parcours « préparatoires », ils seront jugés aptes à participer à l’épreuve mythique.

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